Que vous ayez 2min ou 1H, prendre la parole se prépare!

 

Contenu de la conférence

« Mes meilleures improvisations sont celles que j’ai le plus longtemps préparées »

Winston Churchill

  1. Je me prépare

  2. Je suis en action

  3. Je conclus

 

Conférencière

Sandra Le Grand

Speaker

Chef d’entreprise

Administratrice

Vous pouvez solliciter un rendez-vous avec la conférencière.

 
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“Restez simples, accessibles et impactants”

Parler 2 minutes ou parler 1 heure, quelle différence ? La longueur ne change pas l’obligation d’une préparation pour marquer les esprits ou simplement pour transmettre un message.

Prendre la parole et s’exprimer exige de s’informer, d’apprendre, de partager, de se questionner, de capturer des astuces pour son pitch, de faire évoluer son discours en le répétant mais surtout il est indispensable de s’entrainer !

 

De la préparation à l’action : l’éloquence se travaille

La préparation. Afin de se préparer au mieux, il est nécessaire de se poser les bonnes questions. Qui voulez-vous toucher ? Définissez l’audience, la cible, le réseau, le jury visé. Le discours n’aura pas la même forme devant un jury que lors d’une conférence ou encore à l’occasion d’une remise de trophée. Notez vos objectifs, vos messages, vos punchlines, et les enjeux et risques qui se présentent à vous. Comment devrez-vous vous habiller ? Plutôt sérieux ou plutôt détendu-casual ? Disposerez-vous d’un micro main ou « madonna » ? Serez-vous debout ou assis ? Pensez aussi aux outils que vous utiliserez tels qu’une présentation powerpoint ou un paperboard. Enfin, déterminez la nature de votre projet. Allez-vous devoir vendre un produit-service, une start-up, motiver des équipes ou vous-même pour être recruté ?

Action-réaction, c’est la phase du « tous les sens en action ». Toute présentation débute par une bonne posture ancrée, des salutations, une grande respiration et un « bonjour » impactant, nécessaire pour entamer la discussion.

Ensuite, ne sous-estimez pas le pouvoir du regard. Il est bon d’essayer de regarder tout le monde pour toucher votre audience. Vous vous exposez devant un public, donc vous devez les regarder, créer une empathie, rechercher une complicité et donner aux personnes le sentiment d’être concernées. Epiez votre public et recherchez les regards souriants qui vous redonneront de l’énergie. Car, ne vous y méprenez pas, un speaker a besoin de se ré-énergiser.

Pensez à respirer pour rythmer votre discours et vous ménager. Votre posture doit être naturelle mais souple. On ne croise pas les mains ni les bras, encore moins les mains dans les poches, et, que l’on soit assis ou debout, on s’ancre au sol afin d’être équilibré et d’être à l’aise pour s’exprimer.

L’écoute visuelle ou auditive (si participatif). Il est indispensable d’écouter son public et de lui accorder toute son attention pour le rendre vivant et concerné. Certains vont acquiescer, d’autres souriront, captez les regards et poursuivez votre discours.

Faites une présentation structurée, imagée et captivante, le tout, avec de l’énergie et de l’enthousiasme. Enoncez un plan et offrez toujours au public la possibilité de se repérer. Enfin, jouez avec le ton de votre voix, comme si vous jouiez une partition. Votre ton peut se déployer de diverses manières, il peut être rapide, lent, fort, aigu, grave, il évolue et vous devez laisser des silences pour laisser les idées naviguer jusqu’aux oreilles et au cerveau des auditeurs.

La règle des 4x20. Les 20 centimètres du visage que l’on verra au premier abord. Les 20 premières secondes où vous devrez prendre le leadership et convaincre le public de vous écouter. Les 20 premiers mots sont importants, vous devrez réussir votre introduction et captiver vos auditeurs. Les 20 premiers gestes ou mouvements qui vous permettront de prendre votre place sur la scène.

Les 3C. Être clair dans son énoncé, car qui s’énonce clairement se comprend clairement. Être concis et ainsi éviter les phrases trop longues et l’usage démesuré de superlatifs. Et enfin, être concret en donnant des exemples et des chiffres ronds.

 

Savoir résumer, conclure et terminer sur une bonne note

Posez des questions et faites de l’humour, créez la surprise !

Restez simples, accessibles et impactants grâce à des formules, des exemples ou des illustrations. Expliquez les termes ou acronymes même s’ils vous paraissent évidents. Soyez sincères, vrais et mettez votre équipe en avant en jouant avec les pronoms personnels « Je » et « Nous ». Variez les registres.

Comment conclure ? Ayez la phrase du moment pour que le public se souvienne d’idées-clés. Résumez ce que vous avez dit et évoqué. Le repeat effect fait son effet. Martelez votre point de vue, répétez l’idée et tapez dessus comme avec un marteau pour la mettre dans l’esprit des personnes à qui vous vous adressez.

Valorisez l’implication de chacun et appelez à l’action (« call to action »), en effet, chacun peut mettre en place une ou des actions en définissant un timing. Rien n’est plus important que d’engager les gens, en faisant noter par exemple sur un papier les 3 choses que l’on a retenues de la conférence. Définissez le prochain RDV.

Enfin, après les salutations, les remerciements et les compliments au public.

Quelques trucs et astuces

Vous êtes stressé avant de monter sur scène ? Pas de panique, rien de plus normal ! Soufflez un coup, évacuez toute énergie négative et faites-vous confiance. Une fois que vous êtes lancé, il vous faut continuer. Persistez et pensez qu’intervenir devant un public est une preuve de courage donc BRAVO !  Lancez-vous, développez et faites-vous plaisir ! Si vous êtes passionné et/ou enthousiaste, cela se sentira et achèvera de convaincre votre public. Il n’est pas meilleur professeur que celui qui est passionné ! Et enfin, donnez de la suite dans votre conclusion, la discussion ne s’arrête pas à la fin de votre prise de parole.

 

Conclusion : « On naît poète, on devient orateur »

Parler en public se prépare et demande un véritable entraînement.

Comme le disait Cicéron, « on naît poète, on devient orateur ». Maîtriser les mots n’est pas suffisant pour être un bon orateur. Ce n’est pas Démosthène qui vous dira le contraire, lui qui se préparait durant de longues heures avant toute prise de parole. Un des plus grands orateurs de la Grèce antique qui pourtant bégayait et qui s’entraînait à s’exprimer correctement en plaçant des cailloux dans sa bouche. A chacun sa méthode ! 

Et n’oubliez pas l’excellente phrase de Winston Churchill : « mes meilleures improvisations sont celles que j’avais le plus longuement préparées ».