Vivre l'intensité et l'intériorité de l'Himalaya

A chacun son rêve pourvu qu’il vienne du plus profond de soi, on n'a qu’une Vie...

 

Conférencière

Sandra Blanc-Mesnel

Dreamaker pour l'Agence des REVES

Vous pouvez solliciter un rendez-vous avec le conférencier.

 
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Parenthèse de vie au Népal

La vie m’a offert de découvrir de nombreux sites dans le monde. Cette année aura été celle d’une parenthèse bien particulière qui m’a emmenée au bout d’un rêve… plonger au Népal  et au fond de moi en approchant l’Éverest.

 

Au bout du monde, mais jamais seule

J’ai choisi avec mes amis de m’imprégner de la culture locale pendant 3 semaines, en marchant 15 jours le plus loin possible des chemins touristiques habituels. La richesse du voyage est d’abord humaine, sa réussite dépendant avant tout de nos guides accompagnateurs-sherpas et des jeunes porteurs népalais. Leur connaissance du terrain en fait de parfaits délivreurs de conseils qui nous aident à nous fondre dans le milieu naturel de la montagne, tout en anticipant les risques. L’adaptation est la précieuse clef pour nous accompagner jusqu’aux 5400 m du Gokyo Peak. L’efficacité de leur dispositif se révélera parfaite.

Dès le début du trek nous (ré)apprenons à prendre notre temps, il n’a pas le même goût de l’instantané là-bas. Pluies diluviennes, torrents de boue, voiture embourbée ou route bloquée… le parcours ne manque pas d’écueils, rendant un trajet habituellement effectué en quelques heures… en quelques jours ! La simplicité et la générosité naturelles des habitants qui nous aident spontanément en nous offrant l’hospitalité, sont frappantes. Elles font écho à d’autres expériences dans des pays pauvres qui rappellent la force de ces gens qui n’ont pas grand-chose, mais qui vous l’offrent. C’est un coup de projecteur qui s’opère sur les réalités des conditions de vie de ce pays, souvent très rudimentaires : une première leçon d’humilité qui entraîne une réflexion sur les échelles, les fossés et la relativité des « avancements » entre nos sociétés.

 

Chaque jour est apprentissage

Nos guides mènent notre groupe à un rythme lent vers la montée en altitude pour nous approcher du but ultime. Ils s’adaptent à celui de chacun : attendre que l’un récupère d’un problème d’adaptation digestive, trouver un cheval pour aider une autre à rester dans le rythme, trouver un dispensaire sur notre route de montagnes pour recoudre une main après une chute… En montagne comme en mer, il faut s’adapter, tout est riche. 15 jours de marche à la fois durs et sublimes où nous précèdent sans se plaindre les admirables porteurs, leurs mules et les yacks surchargés et pressés. Très discrets au départ, ils échangent progressivement et nous éclairent sur leur métier difficile, qui sera une porte accessible très tôt pour gagner leur vie. Parfois les enfants quittent l’école pour trouver quelque chose qui rapportera de quoi vivre à leur famille. Dans cette région, les porteurs sont donc nombreux… pour un salaire de 8 € par an (soit 800 roupies).

Là-bas on ne pense pas pour soi, mais pour sa famille. Le travail a tout son sens : il est vital. Encore une claque pour nous au regard de la déferlante d’articles que nous lisons sur la recherche de sens dans nos jobs…

 

Rencontre avec la beauté

Si nos corps fatiguent avec les kilomètres parcourus, nous sommes chaque jour subjugués par des paysages, des sourires, des moments de partage. La beauté des lieux et la majesté des montagnes peuvent vous couper le souffle sans prévenir …  Vous ne saurez plus très bien si c’est votre gorge ou votre cœur qui se serre vers 4 900 mètres. Vous serez alors touché·e de plein fouet par un flot d’émotions trop fort… Cet instant c’est mon Sagarmatha!

 

Vivre ses rêves

Pour les alpinistes, l’Éverest ne s’approche, ou ne se conquiert pas par hasard : nous avons tous un objectif bien précis. C’est d’ailleurs bien l’Éverest qui vient nous conquérir et non pas le contraire, à travers sa beauté déchirante et les souvenirs qu’il raconte ou que vous aurez lus et qui resteront à jamais gravés dans vos mémoires...

 À chacun son rêve, pourvu qu’il émerge du plus profond de nous !

 

Sandra Blanc Mesnel, Dreamaker

On n’a qu’une vie !