Masterclass: "Habiter sa vie"

 

Contenu du cycle de conférences

  1. Pourquoi je n’y arrive plus alors qu’avant je gérais tout ?

  2. Ce que nous avons appris à cacher pour être aimés

  3. À force de nous adapter, savons-nous encore qui nous sommes ?

  4. Et si notre sensibilité devenait notre meilleure boussole ?

  5. Ce que les épreuves révèlent de nous

  6. Notre corps nous parle : décodons ses messages

 

Conférencière

Sandrine PICARD

J'accompagne des femmes et des hommes qui pensent beaucoup, ressentent intensément et sentent qu'une nouvelle étape de leur vie les appelle. Ils aspirent à se retrouver, à reprendre leur juste place et à vivre une vie plus alignée avec ce qu'ils sont profondément.

Ensemble, nous donnons du sens à leur vécu, les aidons à retrouver leur pouvoir de discernement et transformons la compréhension de leur manière singulière de fonctionner, de leur hypersensibilité ou de leur neuroatypie en une expérience profondément incarnée. C'est ainsi qu'ils retrouvent progressivement leur axe intérieur et la joie d'habiter pleinement leur vie.

 

Prochaine conférence du cycle

Lundi 21 Septembre

11:30 - 12:15

Ce que nous avons appris à cacher pour être aimés

 
 

Interview de Sandrine PICARD

 

Quel est l'enjeu du cycle de conférences?

Beaucoup de personnes qui pensent trop et ressentent fort ont appris à gérer ce qu'elles vivent — à le contrôler, le filtrer, le cacher - pour être prises au sérieux, au prix d'un fil intérieur rompu. Ce cycle en 6 temps les fait passer d'une croyance limitante ("je suis trop") à une transformation incarnée, jusqu'à un pont concret vers un stage en présentiel où ce travail se vit dans le corps. L'enjeu n'est pas de leur apporter une clé de compréhension de plus, mais une progression, conférence après conférence, vers un seuil réellement traversé.

Quel est le lien avec votre histoire personnelle?

Je n'ai pas construit mon métier de Thérapeute Valkyrie sur une théorie apprise ailleurs, mais sur des coups d'arrêt que j'ai moi-même traversés, un par un. J'ai longtemps géré, contrôlé, performé — jusqu'à devoir tout reconstruire de mes propres réponses, sans protocole emprunté à quiconque. C'est cette traversée-là, vécue dans le corps autant que dans la tête, qui fonde aujourd'hui la façon dont j'accompagne.

Quels sont vos objectifs?

Je souhaite transmettre, conférence après conférence, la différence concrète entre gérer sa sensibilité et la vivre, jusqu'à leur faire ressentir cette différence dans leur corps, pas seulement la comprendre. Je veux qu'ils repartent de chaque rendez-vous avec un basculement réel, pas une prise de conscience de plus rangée à côté des livres déjà lus. En entretien individuel, j'offre un espace pour identifier précisément ce qu'ils gèrent encore aujourd'hui — et ce qu'ils sont prêts à commencer à vivre, jusqu'au stage où ce travail se poursuit en groupe.

Quel constat dressez vous?

Beaucoup de personnes qui viennent à moi ne sont pas des débutantes : elles ont lu, souligné, fait une thérapie, une retraite, une formation commencée avec enthousiasme — et pourtant, le lundi matin, rien n'a vraiment changé. Ce qu'elles ont perfectionné, c'est la gestion : gérer leurs émotions, gérer leur image, gérer les attentes des autres. Leur corps, lui, parle depuis longtemps — tension, fatigue qui n'est pas physique — mais elles ont appris à ne plus l'écouter. On observe un changement de paradigme : ce n'est plus un outil de gestion de plus qu'elles cherchent, mais la permission d'arrêter de gérer, et un cadre incarné pour y parvenir. C'est souvent en collectif, entourées d'autres personnes qui vivent la même chose, que ce basculement devient possible.

Quel est le challenge selon vous pour répondre à cet enjeu?

Le vrai challenge n'est pas de convaincre intellectuellement que "vivre vaut mieux que gérer" — la plupart le savent déjà. C'est de créer, conférence après conférence, une progression où ils sentent la différence dans leur corps, pas seulement dans leur tête, jusqu'à ce que cette différence soit assez mûre pour se vivre pleinement en groupe. Un participant l'a décrit ainsi après son accompagnement : il a senti des portes jusque-là verrouillées s'ouvrir en lui — ce n'est pas une phrase qu'on comprend, c'est une phrase qu'on vit. Ce type de bascule ne se produit pas seul derrière un écran : il demande un cadre incarné, animé par quelqu'un qui a soi-même traversé ce qu'il transmet plutôt qu'appliqué un protocole. C'est pour cela que la 6ᵉ conférence, sur le corps, sert de pont direct vers le stage de septembre : c'est là où la compréhension acquise pendant le cycle peut enfin se vivre pleinement, en présence, de soi, des autres aussi.

Votre conclusion

Gérer ses émotions comme une case dans un tableau Excel — "triste, case G10" — c'est une fumisterie ; ce que je vous propose, c'est un espace où vous êtes enfin vu(e), entendu(e), ressenti(e) tel(le) que vous êtes, pour la première fois.